Navigation 18ème et 19ème siècles


18ème siècle

En 1712, on découvre en Europe les mines d'asphalte naturel de Travers (Suisse), et en 1735 celles de Seyssel (Ain) : c'est le départ de l'application de l'asphalte aux travaux d'étanchéité en Europe ; apparaissent alors les terrasses à base d'hydrocarbures lourds : goudron (Allemagne, 1772) ou brai de goudron de houille, mais surtout asphalte coulé sur plancher recouvert d'une forme de pente en ciment (ou chaux et sable).
Jusque-là, la terrasse symbolisait un couronnement noble, et restait l'apanage d'une classe de la société qui pouvait seule se permettre ce mode de couverture coûteux. Ceci a freiné l'expansion de la terrasse jusqu'au 19ème siècle.

19ème siècle

Le développement des toitures-terrasses s'accélère, en particulier avec la mise au point de nouveaux matériaux comme les ciments et bétons.
A la fin du siècle, ces nouvelles possibilités constituent l'un des arguments des promoteurs du béton armé, comme F. Hennebique (1841-1921) et F. Coignet, qui voulait faire passer les Jardins Suspendus de Babylone "de la fable à la réalité"...
Au tournant du siècle, E. Hénard déclarait alors dans son étude pour les "villes du futur" : "avec les ressources variées que nous offre l'emploi du ciment armé, il est facile de couvrir les maisons de plates-formes, sur lesquelles on peut installer de petits jardins fleuris et des treillages verdoyants".

En 1893, J. Hermant note la transformation des terrasses du Madison Square Garden de New York en jardins suspendus.
La terrasse de l'Automobile Club de France (B.A. Rives, 1899) constitue un des plus beaux belvédères de Paris, tandis que le Ministère des Postes et Télégraphes (F. Le Cœur, 1907) offre à son personnel une terrasse accessible.

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