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Evolution des techniques d'étanchéité
L'ETANCHEITE BITUMINEUSE
années 40 à 70
années 70-80
années 90
une durabilité éprouvée et reconnue

LES ETANCHEITES NON BITUMINEUSES




L'ETANCHEITE BITUMINEUSE

Après les techniques anciennes à base d'enduits, puis de bitume et d'asphalte naturels, on utilisa, à partir de la deuxième guerre mondiale, des revêtements multicouches à base de produits manufacturés, successivement :

Années 40 à 70

Feutres goudronnés

Armature en carton feutre (de laine, coton ou jute mélangés)
Liant en brai de houille (résidu de distillation de goudron de houille - obtenu par distillation de houille à 1.100°C, dans les usines à gaz ou les fours à coke).

Feutres bitumés

Armature en carton feutre
Liant en bitume (produit du raffinage de pétrole brut).

Chapes de bitume armé

Plus épaisses que les feutres, elles sont donc utilisées en un moindre nombre de couches... :
- armature en feutre cellulosique, toile de jute, puis toile de verre (imputrescible) à partir des années 60
- liant en bitume oxydé (par soufflage, pour améliorer sa plasticité) : Veretanche, 1958)
Feutres comme chapes étaient superposés en plusieurs couches, par collage au bitume à chaud (220 à 240°C).

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Années 70-80

Feuilles de bitume polymère (élastomères SBS, plastomères APP) armées :

Armature en matériaux synthétiques, imputrescibles et de forte stabilité dimensionnelle : tissu de verre ou voile de verre, non-tissé ou tissu de polyester...
Liant en bitume polymère (essentiellement des élastomères SBS), beaucoup plus résistants que le bitume oxydé :
- flexibilité à basse température
- durabilité
- résistance au fluage, sur forte isolation thermique
- résistance à la fatigue due aux mouvements alternés du support :
isolants de plus en plus épais, supports légers (bacs métalliques) ou fractionnés (panneaux, isolants porteurs)

Ces feuilles furent
- d'abord collées au bitume chaud (220°C à 240°C), versé entre chacune des feuilles du revêtement. Bien contrôlée, la chaleur de l'enduit d'application à chaud (EAC), appliqué en couche continue et régulière (1 à 2 kg/m2) provoquait la fusion superficielle du liant bitumineux.
Cette pose "à bain de bitume" nécessitait l'emploi d'un fondoir à bitume, outil de maniement délicat (risque de surchauffe endommageant la matière, voire d'incendie).
- ensuite posées par soudage au chalumeau, en revêtements bicouches

Furent enfin mis au point le premier revêtement monocouche en bitume élastomère SBS (Parafor Solo, 1979), les feuilles d'étanchéité adhésives à froid (Adesolo, 1984), et les revêtements monocouches et bicouches fixés mécaniquement (Paradiene FM et Parafor Solo FM, 1991).

Aujourd'hui, les revêtements d'étanchéité bitumineux représentent en France près de 80% des procédés utilisés. On rencontre principalement des systèmes d'étanchéité rendus solidaires de leur support par
- soudage au chalumeau (plus rapide, moins contraignant et moins dangereux que le collage à l'EAC)
- fixation mécanique à l'élément porteur
- auto-adhésivité à froid


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